Oh, la la ! Quel honneur de me retrouver ici. Avant de vous traduire cet extrait de mon texte en français, laissez-moi dire qu’il s’agit de la fin seulement d’un article très long, en deux parts même, où je combine 12 réponses (traduites en allemand) de José Bové à des questions d’interviews avec maintes propos de l’économiste Sven Giegold, qui était co-fondateur d’attac.de en 2000, et qui a rejoint les verts l’année dernière seulement, pour être maintenant le candidat No 4 sur notre liste européenne. Mon article porte le titre "conversion sociale et écologique du capitalisme".
C’est donc à la fin que "j’emprunte" Sylvain pour présenter Europe-Ecologie :
Traduction :
"Le programme : un nouveau contrat de société pour l’Europe, avec 9 piliers, 27 éléments et 3 outils,
présenté par :
Sylvain de Smet - un tout petit candidat, un très grand combattant !
Sylvain (« école : de chimie, jusqu’à mes 16 ans, en attendant de me barrer - formation supérieure : école des démerdes ») avait créé sur facebook le groupe « Aidons Sylvain à faire élire un max d’écolos aux européennes... ». Sans repos il bosse pour la campagne, et il aura, quand notre campagne allemande se mettra doucement en marche, déjà pietiné une fois autour de la terre. J’aime tellement bien ce gars, que je lui ai fait ce petit poster. Cliquez dessus pour télécharger le programme complet d’Europe-Ecologie (en français). Sylvain nous explique ce programme de la façon suivante :
« Le contrat d’Europe Écologie repose sur deux idées simples :
• Pour protéger, il faut changer : une autre régulation économique, reposant sur la mutation écologique de la société, constitue la seule issue réaliste et durable. Secteur par secteur, cette conversion doit commencer maintenant pour éviter la catastrophe.
• Pour changer, il faut protéger : les populations européennes ne s’engageront dans cette réorientation que si elles ont la garantie que ce changement de direction favorise leur mieux-être. Par conséquent, les droits fondamentaux, sociaux et environnementaux doivent être garantis. La crise est l’occasion de les renforcer maintenant. Le nouveau contrat écologique et social que nous proposons a pour ambition de refonder l’Europe du Traité de Rome. »
Fin de la traduction.
Trois choses :
Oui, oui, le poster : Je pense en effet, que, à la différence par exemple de certains fanatiques frustrés de l’extreme-gauche, nous savons encore rire de nous-mêmes aussi, malgré notre combat sérieux pour aller derrière les barrières qu’imposent les pouvoirs actuels à l’évolution de la société.
L’Europe, une campagne européenne :
quand le lis que nous voulons faire renaître l’esprit et l’élan européen du temps des traités de Rome, ça me fait chaud au coeur. En effet, l’esprit de l’amélioration de la vie de tous, l’enthousiasme, l’engagement pour l’Europe, tout cela s’est perdu. J’en ai une explication : après l’après-guerre, (la phase de la réparation des dégâts et de la remise en marche des économies), tous les gens avaient les grands désirs de paix, de sécurité, de droits, de liberté et de prospérité. Tout comme aujourd’hui les économies nationales ne sont pas capables de résoudre la crise, les états nationaux af eux seuls ne pouvaient alors pas répondre à ces désirs des citoyens, leur garantir la paix et le progrès durables. D’où l’ancienne force et attractivite de l’idée européenne. Il y en avait une, pour le dire aussi simplement que clairement.
Après 1991, l’année donc de la décomposition de l’URSS et de la communauté des états socialistes, on constate deux évolutions : les objectifs initiaux de l’Europe, paix, sécurité, droits et prospérité (relatives, il ne faut pas se focusser sur les inégalités sociales dans chaque débat), liberté étaient atteints pour une très grande majorité des européens de l’ouest.
En même temps alors qu’une immense et puissante organisation allait continuer sans Leitmotiv, sans nouvelles idées, la mondialisation libérale se mettait à creuser les droits, la sécurité et la prospérité relative pour de plus en plus d’européens, ET les dirigeants en Europe lui ouvraient grand les portes, ET les nouveaux adhérents à l’UE arrivaient justement avec les anciennes motivations, sans esprit nouveau, et de plus avec un esprit de preneur, qui est dangereux pour tous les groupes.
Voila pourquoi l’UE s’est transformée en un punchingball. Beaucoup de gens (de courte mémoire) n’y voient pas de sens, elle n’incarne rien de bon, elle ne mène pas, elle est sans idée.
Maintenant Europe-Ecologie (et Sylvain, sourire) parlent d’une renaissance de l’idée européenne avec le contrat social et écologique. Il n’y a rien à y ajouter : c’est "penser grand". C’est pourquoi il faut mobiliser grand aussi. Grand et européen.
Vous l’avez compris. Malheureusement les verts allemands en parlent sans l’avoir réellement compris (à parts quelques candidats et deux ou trois petits riens comme moi, dont j’aimerais beaucoup connaître les autres deux). Il faut dire aussi, qu’en Allemagne en 2009 il y a quelques élections régionales et les nationales en septembre aussi, mais généralement chez nous l’idée américaine a pris le dessus, comme quoi une campagne doit être "professionnelle", comme quoi ce sont les derniers mètres qui décideront, comme quoi une campagne, c’est internet et des bons slogans. Ce sont des académiciens qui tracent les chemins des verts allemands, et ils vont considérer un + de 2% dans le cadre d’une augmentation du taux d’abstentions de 10 - 15% comme une victoire. Parce qu’ils n’ont rien compris.
C’est alors à moi de vous remercier, c’est de vous que je prends mon courage et mon élan, c’est de vous que j’apprends et c’est avec les textes de vos candidats que je vais continuer à faire ma petite campagne à moi. Mais il y a un effet positif dans cela, Sylvain donne le titre en haut : cela me permet d’expliquer à mes lecteurs, que notre campagne et les ecolos sont vraiment européens. Qu’en votant Die Grünen, ils voteront aussi (indirectement) pour des Danys, des Josés etc.. Je crois que, qui pourra, devrait faire ainsi.
Merci.
Sylvain, maintenant tu vas me faire le plaisir de rentrer dans mon blog pour y faire un (tout petit) commentaire aussi. José Bové a vu l’article, il n’a rien mis, et quelqu’un de votre bande pourrait quand-meme y faire une petite apparence. Je traduirai le commentaire en allemand.
Les amis, au revoir !
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