Un éco-logis à "carbone négatif" ! Europe Ecologie, Val-d’Oise, en campagne sur le marché d’Herblay, j’en ai profité pour visiter la maison de Ludovic Thiebaux

dimanche 7 février 2010
par Sylvain De Smet
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Ludovic Thiebaux :

Un éco-logis à "carbone négatif" !

Militant Vert, du GL du Parisis, lorsque nous avons décidé d’adapter notre habitation aux besoins de la famille, nous avons souhaité mettre en pratique nos convictions… Alors que le gros œuvre est achevé et que nous attaquons les finitions, nous sommes plutôt content de ne pas avoir écouté ceux qui nous prédisaient des difficultés pour mener à bien notre projet (absence d’artisans compétents, matériaux difficiles à trouver, surcoût prohibitif...).

Située à proximité du centre-ville d’Herblay – indispensable quand l’on décide de se déplacer essentiellement à pied ou en vélo – cette maison, initialement sans grand charme, présente aujourd’hui, outre le fait qu’elle ne laisse pas indifférant, des caractéristiques intéressantes à plus d’un titre.

En effet, les matériaux utilisés, pour la rénovation de la partie historique mais également l’extension de près de 60 m2 sont tous naturels : ossature bois en douglas des Landes, isolation en mortier de chanvre (breton) et de chaux, en laine de chanvre et en liège, enduits intérieurs et extérieurs à la chaux, cloisons en plaques Fermacell, ou encore parquets en chêne massif. Les huisseries, labellisées FSC, constituées de bois vosgien et d’un vitrage renforcé sont majoritairement orientés de manière à bénéficier au maximum des apports solaires.

L’association du chanvre et de la chaux permet une régulation de l’hygrométrie, assurant ainsi une qualité d’air intérieur optimale. De plus, même par grand froid, la température des murs reste agréable, ce qui contribue largement à la sensation de confort. Alors que généralement, en France, les habitations existantes nécessitent plus de 200 kWh/m2.an, les besoins de chauffage de l’extension sont inférieurs à 70 kWh/m2.an, grâce notamment à l’isolation de la sous-toiture (3 x 8 cm de laine de chanvre) et à l’épaisseur de mortier entre les pans de bois (30 cm). A titre d’exemple, la grande chambre parentale de 28 m2 au sol (14 m2 habitables) sous les toits, est dépourvue de moyen de chauffage ; pourtant, même en plein hiver, la température ne descend jamais en dessous de 16 °C.

Ce mode constructif, utilisant majoritairement de la biomasse (bois, chanvre et liège) permet également de stocker du CO2 : quand 1 m2 de béton "classique" en rejette 28 kg, le mortier de chanvre et de chaux enferme 38 kg de CO2 par m2. Ainsi, en ajoutant les émissions nécessaires au transport et à la mise en œuvre des matériaux, ce projet présente un bilan négatif en carbone de près de 4 tonnes.

Et tout cela pour un coût maîtrisé…moins de 2 000 € par m2. Pour tout renseignement complémentaire :

ludovic@elan-herblay.fr


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