Economies d’énergie dans les lycées : la Région poursuit son engagement En ce moment vote du budget, c’était l’occasion de déposer un amendement qui me tenait à coeur

, par  Sylvain De Smet , popularité : 5%

Communiqué du groupe

LE JEUDI 16 DÉCEMBRE 2010

Le groupe Europe Ecologie – Les Verts se réjouit de l’adoption en séance plénière du conseil régional ce jeudi 16 décembre d’un amendement budgétaire visant à inciter les lycées à une gestion économe en énergie. Cet amendement fait suite à la niche déposée par le groupe Les Verts en juin 2009 visant à mettre en place une nouvelle politique d’économie d’énergie.

Sylvain De Smet, conseiller régional EELV, a rappelé que « face à l’aggravation de la crise énergétique et au renchérissement du coût de l’énergie, il est urgent d’apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées par les établissements ». Il s’agit à la fois d’engager à tous les niveaux une politique volontariste de lutte contre le dérèglement climatique et de réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre.

L’explosion des dépenses en chauffage des lycées (+5,8% en 2010) impacte lourdement leur budget. Pour y répondre, la Région s’engage à concevoir et bâtir des bâtiments plus sobres en énergie, mais aussi à sensibiliser les communautés scolaires à l’efficacité énergétique.

Les élus écologistes affirment qu’il y a matière à faire de sérieuses économies budgétaires tout en améliorant la qualité de vie des lycéens. C’est un impératif pour concilier la conversion écologique et la justice sociale.

Sylvain de Smet, Conseiller régional Europe Ecologie – Les Verts en Ile-de-France

Voir en ligne : Pour voir les communiqués sur le site du groupe Europe Ecologie-Les Verts IDF

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  • Portrait fait par Alban Alvarez, étudiant en journalisme

    Portrait de Sylvain De Smet : Je vous sers un Vert ?

    Depuis dix ans, Sylvain De Smet œuvre à la buvette du Sénat. Militant écologiste, il concilie devoir de réserve sur son lieu de travail et engagement politique à l’extérieur.

    On peut l’imaginer derrière le comptoir doré. Devant lui et sous l’étincelant lustre, des sénateurs discuteraient de la taxe carbone. Mais sa participation au débat se limiterait à les servir. Les fonctionnaires parlementaires sont tenus à la discrétion professionnelle. C’est ce qu’on appelle le devoir de réserve. A 44 ans, Sylvain De Smet est barman au Sénat. Il porte un pantalon et un gilet noirs, un nœud papillon et une chemise blanche. Sylvain De Smet fait également partie des Verts. Sa couleur politique reste toutefois au vestiaire à chaque fois qu’il prend son service. « Je suis acteur à l’extérieur, spectateur à l’intérieur » s’amuse le chef de file des écologistes dans le Val-d’Oise. Il sera le premier des Verts dans ce département lors des prochaines élections régionales.

    Sylvain De Smet n’est pas avare en détails lorsqu’il raconte son parcours. Il adhère au parti écologiste en 1996, après avoir milité pendant dix ans au sein d’un « groupuscule », Los Craignos. Il expérimente déjà les tracts, les manifs et les élections locales. Le tout de manière festive et satirique. « On publiait un journal, Le Menstruel, votre nouveau périodique. »

    Rester discret

    L’ambiance est quelque peu différente au Sénat. Pas de quoi saouler le barman pour autant. Il y voit même un enrichissement personnel : « Le fait de devoir accueillir de la même manière alliés et adversaires politiques nous apprend à devenir plus diplomate. Par la force des choses on devient moins radical. On n’a pas le choix. Sinon on ne fait pas ce métier. »

    Quid des sénateurs quand ils découvrent que le barman fait de la politique ? Il admet que « ça doit leur faire bizarre. » Il tempère toutefois : « Certains sénateurs de mon département, qui ne sont pas du même courant que moi, ne s’en sont toujours pas rendu compte. Et je ne le crie pas partout. » Voix posée, parfois sourde, Sylvain De Smet sait se faire discret. Tous les parlementaires ne reconnaissent pas l’homme aux cheveux poivre et sel, dont les longues pattes descendent jusqu’au milieu des joues. « Qui peut imaginer que celui qui vous sert est un ancien secrétaire départemental des Verts ? » Lors des dernières sénatoriales, le vice-président socialiste a été obligé de négocier avec lui pour assurer sa réélection. En toute connaissance de cause. « A priori, il n’y a jamais eu de souci. Sinon je l’aurais très vite su et on m’aurait changé de service » assure-t-il.

    Cela ne l’empêche pas d’avoir une opinion sur son lieu de travail. Sylvain De Smet concède que c’est un « cadre merveilleux. » Tableaux et tapisseries ornent les murs. Et sinon, question écologie ? Il rit « J’ai droit à un joker ? » Le Sénat ne semble pas exemplaire : « Il faudrait à temps plein une personne qui ferait des propositions sur ce thème. »

    Mais ne vous y trompez pas, le barman écolo se sent à l’aise dans ce double rôle. « Ça me convient d’autant plus qu’il y a des Verts qui sont devenus sénateurs. Mon rayon de soleil, c’est quand Marie-Christine Blandin est devenue la première sénatrice verte. »