Soit je suis très nul en Maths, soit les 5 milliards de pertes d’AREVA correspondent au prix de 800 000 installations d’eau chaude sanitaire solaire individuelles !

, par  Sylvain De Smet , popularité : 4%

Depuis quelques jours, on nous annonce une perte de 5 milliards d’euros pour le groupe AREVA, un montant délirant qui représente près de 60% de son chiffre d’affaires, qui a atteint 8,3 milliards d’euros en 2014.

Je me suis donc attelé à calculer combien l’on pourrait installer de systèmes d’eau chaude sanitaire solaire individuels pour une telle somme.
Un regard sur la moyenne des prix des installations..... 6000 euros

Si l’on divise 5 milliards par 6000, cela nous donne 833 333 installations !

Sachant que la moyenne retenue en général pour les économies d’énergie est d’au moins 50%... Cela nous fait, au moins, 50% de moins de fuel, de gaz, d’électricité... suivant l’installation que l’on remplace.

Emplois : en comptant une semaines de travail pour 2 personnes par installation : on divise 633 333 installations par 52 semaines, cela nous donne 12 179 années de travail pour 2 personnes. Ou 12 ans de travail pour 2000 personnes...

Et qui va payer au final ces 5 milliards de perte ? C’est vous, c’est nous, d’une façon ou d’une autre. Et si effectivement il y a un rapprochement entre E.D.F et AREVA, je plains les clients d’E.D.F... Perso, suis chez Enercoop, le seul fournisseur d’électricité à s’approvisionner directement et à 100% auprès de producteurs d’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydraulique)., ....donc tranquillou de ce côté-là !

A bon entendeur...

http://www.enercoop.fr/

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  • Portrait fait par Alban Alvarez, étudiant en journalisme

    Portrait de Sylvain De Smet : Je vous sers un Vert ?

    Depuis dix ans, Sylvain De Smet œuvre à la buvette du Sénat. Militant écologiste, il concilie devoir de réserve sur son lieu de travail et engagement politique à l’extérieur.

    On peut l’imaginer derrière le comptoir doré. Devant lui et sous l’étincelant lustre, des sénateurs discuteraient de la taxe carbone. Mais sa participation au débat se limiterait à les servir. Les fonctionnaires parlementaires sont tenus à la discrétion professionnelle. C’est ce qu’on appelle le devoir de réserve. A 44 ans, Sylvain De Smet est barman au Sénat. Il porte un pantalon et un gilet noirs, un nœud papillon et une chemise blanche. Sylvain De Smet fait également partie des Verts. Sa couleur politique reste toutefois au vestiaire à chaque fois qu’il prend son service. « Je suis acteur à l’extérieur, spectateur à l’intérieur » s’amuse le chef de file des écologistes dans le Val-d’Oise. Il sera le premier des Verts dans ce département lors des prochaines élections régionales.

    Sylvain De Smet n’est pas avare en détails lorsqu’il raconte son parcours. Il adhère au parti écologiste en 1996, après avoir milité pendant dix ans au sein d’un « groupuscule », Los Craignos. Il expérimente déjà les tracts, les manifs et les élections locales. Le tout de manière festive et satirique. « On publiait un journal, Le Menstruel, votre nouveau périodique. »

    Rester discret

    L’ambiance est quelque peu différente au Sénat. Pas de quoi saouler le barman pour autant. Il y voit même un enrichissement personnel : « Le fait de devoir accueillir de la même manière alliés et adversaires politiques nous apprend à devenir plus diplomate. Par la force des choses on devient moins radical. On n’a pas le choix. Sinon on ne fait pas ce métier. »

    Quid des sénateurs quand ils découvrent que le barman fait de la politique ? Il admet que « ça doit leur faire bizarre. » Il tempère toutefois : « Certains sénateurs de mon département, qui ne sont pas du même courant que moi, ne s’en sont toujours pas rendu compte. Et je ne le crie pas partout. » Voix posée, parfois sourde, Sylvain De Smet sait se faire discret. Tous les parlementaires ne reconnaissent pas l’homme aux cheveux poivre et sel, dont les longues pattes descendent jusqu’au milieu des joues. « Qui peut imaginer que celui qui vous sert est un ancien secrétaire départemental des Verts ? » Lors des dernières sénatoriales, le vice-président socialiste a été obligé de négocier avec lui pour assurer sa réélection. En toute connaissance de cause. « A priori, il n’y a jamais eu de souci. Sinon je l’aurais très vite su et on m’aurait changé de service » assure-t-il.

    Cela ne l’empêche pas d’avoir une opinion sur son lieu de travail. Sylvain De Smet concède que c’est un « cadre merveilleux. » Tableaux et tapisseries ornent les murs. Et sinon, question écologie ? Il rit « J’ai droit à un joker ? » Le Sénat ne semble pas exemplaire : « Il faudrait à temps plein une personne qui ferait des propositions sur ce thème. »

    Mais ne vous y trompez pas, le barman écolo se sent à l’aise dans ce double rôle. « Ça me convient d’autant plus qu’il y a des Verts qui sont devenus sénateurs. Mon rayon de soleil, c’est quand Marie-Christine Blandin est devenue la première sénatrice verte. »